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Dimanche 29/08/99 - Anse au Cheval - Anse aux petites îles

Lever à 7h. Nous avons décidé de profiter ce matin de la marée descendante pour éviter les conditions telles que celles d'hier. La renverse est à 11h25. Nous devons être arrivés avant en tenant compte d'un arrêt-téléphone pour confirmer au loueur notre arrivée demain à Tadoussac. Nous partons avant 9h de notre petit port. En raison de la marée basse, il faut maintenant porter les bateaux à l'eau à travers les rochers. La météo de ce matin a diffusé un avis de vent fort pour les petites embarcations. A partir d'aujourd'hui, nous naviguons avec les combinaisons isothermes.
Pause a l'Anse St Etienne Le vent souffle toujours fort mais les vagues sont beaucoup plus maniables. Elles viennent de notre arrière et lancent parfois les bateaux dans des débuts de surf. Dans ces conditions, nous avançons vite. Nous sommes bientôt à la Pointe aux Crêpes, face à l'Anse de Roche, au tournant du fleuve. Après la pointe, il faut rentrer dans l'Anse Saint Etienne que balaient les rafales de vent, de face cette fois. Heureusement, les vagues sont minuscules. Nous échouons bientôt les kayaks dans la vase. Cette pause fait du bien après les parages agités rencontrés ce matin.
Tous le groupe se dirige vers les maisons proches où se trouve un village de vacances. Vincent, Patrick et moi faisons l'aller-retour au chalet principal pour téléphoner puis nous regagnons les bateaux et repartons. Nous n'aurons même pas profité de la tarte aux bleuets en vente au magasin.
La fin de l'Anse Saint Etienne se passe sans histoire. Nous longeons la rive gauche en subissant les rafales de vents qui nous poussent. Quelques tentatives de surfs sur les vagues pour les plus téméraires. Plus le temps passe, plus notre allure diminue. Le cap donnant accès à l'Anse des Petites Iles ne se rapproche pas vite. Il faut se rendre à l'évidence: nous avons du courant contre nous.
Marée basse Il faut maintenant mettre la gomme si nous voulons passer avant d'avoir trop de courant. Une course s'engage près du cap. Les vagues gonflées par le courant se creusent et se hérissent de plus en plus. Nous passons au forcing en gagnant mètre par mètre sur le rocher au milieu de vagues de plus en plus impressionnantes.
Au campement Après le cap, les vagues disparaissent aussi vite et nous posons nos étraves dans la vase à l'entrée de l'anse. Le site comporte comme d'habitude une petite rivière ainsi que les plates-formes de camping cachées dans les arbres. Etant presque à l'étale de basse mer, il faut porter les bateaux sur une bonne distance pour les poser sur le gazon à la limite de la végétation. A peine avons-nous fini que des randonneurs débarquent par le sentier. Nous les invitons à prendre le pastis à nos cotés avant de pique-niquer à notre tour. Ils repartent ensuite vers l'Anse Saint Etienne à 8 km de là par le sentier.
Point de vue Etant arrivé tôt une fois de plus, nous avons le temps d'explorer un peu les environs du camping. Je monte avec Vincent sur les terrasses rocheuses dominant le cap de tout à l'heure. La vue sur l'estuaire prend de l'ampleur. Les courants de marée forment des traînées blanchâtres sur l'eau. Peu de bateaux circulent mis à part le traversier de Tadoussac. Autour de nous, de nombreux lichens de toutes sortes recouvrent les rochers et craquent sous nos pas L'exposition au sud favorise un climat sec avec des résineux implantés dans tous les endroits possibles.
Après la sieste, nous partons en expédition baignade le long de la rivière. Le sentier longe celle-ci et surmonte les différences de niveau du terrain à l'aide de traverses en bois et d'escaliers. L'aménagement nous laisse un peu perplexe. Il n'y a aucun accès routier à proximité et tout cela a du venir par le sentier. Nous trouvons bientôt une belle cascade propice à un bain en eau douce qui va permettre de nous dessaler quelque peu. La chute comporte aussi un bain bouillonnant. Nous redescendons au camp par le sentier en ramassant du bois mort en cours de route. La marée a son maximum a envahi tout l'espace disponible et notre coin de gazon est réduit au minimum. Avec la renverse en fin d'après-midi, le courant et le vent se sont calmés.
Au loin le Saint-Laurent Arc en ciel Avant que le soleil n'ait disparu, je pars en bateau avec Vincent explorer la baie et ses deux îles. Les kayaks vidés de leur contenu flottent haut sur l'eau et nous semblent très maniables. Nous allons déranger quelques goélands en appréciant la belle lumière sur les rives du fleuve. A notre retour, nous découvrons un couple de randonneurs qui va partager le camp avec nous ce soir. Ils semblent apprécier le kayak de mer et nous allons discuter avec eux une partie de la soirée autour du feu de camp. Il est question d'expéditions dans le Grand Nord canadien et au Groenland. Quelques gouttes de pluie pendant le repas sont suivies d'un magnifique arc en ciel double. La lune se lève vers 21h15 sur la rive opposée et illumine bientôt le paysage.

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