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Samedi 28/08/99 - Anse du Portage - Anse au Cheval

L'escadre au loin Le soleil est encore avec nous aujourd'hui. Au programme, la traversée du fleuve pour arriver ce soir à l'anse au Cheval sur l'autre rive. Le fjord est pour l'instant comme une mer d'huile. Nous espérons que ces conditions vont durer malgré l'annonce de la météo de vent d'ouest assez fort.
Nous partons tranquillement une fois le camp remballé. Le matériel n'a pas beaucoup séché dans la nuit. Les courbatures se font un peu sentir. Anouk et Patrick ont changé de bateau avec Magali et Vincent. Ils découvrent la maniabilité du kayak monoplace tandis que Vincent et Magali profitent du repos du biplace pour aller voir des huards.
Le kayak biplace Un plongeon Après la Pointe Claveau et son feu, nous apercevons les premières îles sur notre rive: la petite île puis l'île Saint Barthélemy. Nous avons prévu de traverser à partir de cette dernière. Anouk commence à avoir mal au dos. Aussi décidons nous d'une pause dans l'Anse Gagnon toute proche. Nous débarquons dans une petite crique au soleil et mettons à sécher tout ce qui peut l'être. Ensuite pique-nique saucisson-concombre puis exploration du petit estuaire de la rivière voisine.
Pendant notre arrêt, le vent s'est levé. Il souffle en rafales sur les arbres des crêtes environnantes. On ne peut pas voir directement le fleuve d'où nous sommes aussi décidons nous de repartir sans trop tarder. Anouk et Patrick reprennent le biplace dans lequel ils se sentent plus à l'aise. Nous rentrons tout le matériel fragile et après quelques conseils de sécurité, nous commençons la traversée.
Le vent étant plutôt Sud-Ouest actuellement, il nous arrive de l'Anse du Petit Saguenay. Pour profiter d'un angle plus favorable encore par rapport aux vagues, nous décidons de partir au vent de l'île Barthélemy et d'arriver sous le vent de l'île Saint Louis sur l'autre rive. La marée haute étant vers 17h, nous allons devoir affronter des vagues créées par le courant.
Le passage de l'île Saint Barthélemy n'est pas très commode. Le courant de flot qui s'engouffre autour de l'île lève des vagues qui nous rincent efficacement. Dès que nous sortons dans le courant principal, la hauteur des vagues diminue. Avec le vent qui souffle en ce moment, nous dérivons dans la bonne direction. Les monoplaces sont difficiles à diriger sans leur gouvernail. Ils ont tendance à tomber en travers du vent.
Arrivée au camp Un peu avant d'arriver à l'île Saint Louis, nous rencontrons une zone de brisants dus au courant contraire. Certaines vagues déferlent et Patrick et Anouk ont du mal à garder leur bateau perpendiculaire aux vagues. C'est assez impressionnant mais les bateaux restent très stables. La mauvaise zone est maintenant derrière nous.
Nous allons nous abriter dans une crique à l'est de l'Ile Saint Louis pour reprendre notre souffle puis nous repartons vers l'aval. Quelques nouvelles zones de vagues déferlantes nous obligent à adopter la position du radeau momentanément.
Le camp Un dernier cap à passer et nous débouchons dans l'Anse au Cheval, havre de calme et de silence après ces moments de tension. Le coté positif des choses est l'horaire rapide de notre traversée. Pour une fois, nous arrivons tôt au camping. Nous avançons tranquillement vers le fond de la baie où nous distinguons déjà les plateformes de camp sur le gazon. La marée haute a envahie la petite rivière voisine. Nous la remontons en kayak jusqu'à un premier barrage de castors où je fais demi-tour. Magali et Vincent passent l'obstacle et continuent un peu plus loin jusqu'à un second barrage plus important.
A marée haute Vers 17h, l'eau envahit le gazon et cache tous les rochers. Le coefficient de marée maximum est aujourd'hui. On pourrait se croire au bord d'un lac. Quelques oiseaux s'approchent sur les rochers, visiblement dérangés par notre présence. Nous commençons à monter les tentes et à rassembler du bois mort pour le feu. Magali pèche. La température s'est nettement rafraîchie et pour la première fois de notre périple, l'atmosphère devient vivable. Les moustiques ont même disparus
A table Magali pêche Un zodiac se dirige vers nous peu après. Il amène une garde du Parc du Saguenay en tournée d'inspection ainsi que deux photographes. Ils se promènent un peu partout avant de repartir comme ils étaient venus. Nous n'avons même pas réussi à avoir un permis de camping pour le jour suivant.
Je prends la relève de Magali pour la pêche avant d'accrocher ma cuillère une nouvelle fois. Il faudra attendre la marée basse de ce soir pour la retrouver.
Pendant le repas Nous dînons autour d'une des plateformes. tandis que le soir descend. Avant qu'il ne fasse nuit complètement, je vais visiter le barrage de castor à pied. Je découvre l'animal en train de réparer la brèche que Vincent a faite en passant les kayaks. On pourrait presque l'imaginer en train de râler après les vandales qui ont fait ça. Il consolide son barrage en amenant de la terre, des herbes ou des branchages. Observation sympathique à quelques mètres.
Après le repas, tisane, digestif puis balade sur la grève voisine à marée basse. La lune tarde à sortir puis apparaît enfin à 21h avant que nous n'allions nous coucher.

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