Lever 6h10. Le décalage horaire a du bon aujourd'hui. Petit déjeuner
avec Magali et Vincent au milieu des sacs et des caisses de matériel.
Le rencart avec Patrick et Anouk est fixé à 7h. Il y a 5h de route
pour aller à Chicoutimi, notre base de départ sur le Saguenay. Une
dernière vérification des listes et nous partons à 8h15 par
l'autoroute 20 après avoir entendu à la radio que la 40 était coupée
par un accident. C'est l'heure de pointe et les voitures bouchonnent
sur le Pont Champlain. Nous perdons le 4x4 de Patrick puis le retrouvons
peu après alors que Vincent s'apprêtait déjà à faire demi-tour.
Passage à Québec dans les encombrements puis c'est la pause essence
avant d'aborder la réserve faunique des Laurentides (200 km de
forêt). Peu d'animaux vus ou aperçus mis à part quelques voitures de
police. Les lacs défilent à droite et à gauche. La chaleur monte. La
météo annonce 28°C.
A 13h, on débouche enfin en ville au milieu
des centres d'achats de Chicoutimi. Le premier resto trouvé s'avère un peu
spécial. Malgré la fraîcheur de la climatisation, les serveuses
opèrent dans des tenues plutôt très estivales pour ne pas dire
déshabillées. Pour notre déjeuner, ça ira quand même. Passage ensuite
à Provigo, Pharmaprix et Canadian Tyre pour les courses puis on passe
le pont sur le Saguenay pour faire route vers le Parc du Cap
Jaseux. Patrick manque la sortie en voulant doubler un camion en haut
d'une côte. Le Parc comprend une plage, un camping et un ensemble de
sentiers aménagés.
Nous descendons vers le camping et nous installons en bord de plage
tandis que le loueur nous montre les bateaux (3 kayaks monoplaces et 1
biplace) ainsi que l'équipement de sécurité (pompe, VHF,
combinaisons).
Le soleil étant encore haut, nous décidons d'aller immédiatement faire
un tour sur l'eau. Cela permet de tester les kayaks et de découvrir
quelques problèmes: câbles usées ou pagaies croisées à l'envers... Le
fleuve est comme un grand lac calme tandis que nous atteignons la
Pointe des Pins, terme de notre promenade. Au retour, Vincent et moi
longeons la rive en faisant décoller les quelques goélands qui nous
regardent passer. Il est temps de rentrer car la nuit tombe vite et il
faut encore monter les tentes et dîner.
Plus tard, des insectes indésirables s'étant manifestés, nous
déménageons dans le chalet-abri tapissé de moustiquaire et avalons
nos haricots et nos grillades à la lueur d'une bougie avant de
veiller un peu autour du feu.