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Vendredi 27/08/99 - Baie Trinité - Anse du Portage

Au matin Ce matin, un petit vent d'est a levé un clapot désagréable. Nous allons devoir lutter un peu pour avancer. Nos voisines sont parties tôt, ayant anticipé les conditions sur l'eau. Il est déjà 9h30 lorsque nous démarrons. Il faut alterner la progression en eau profonde ou au contraire l'abri derrière une pointe. La côte à cet endroit est inhospitalière sur plusieurs kilomètres.
Ce n'est que vers midi que nous atteignons l'anse de l'Ermite qui va abriter notre pique-nique. La marée basse a découvert quelques rochers qui forment un petit port où le clapot n'entre pas. Il faut quand même remonter les bateaux pour éviter de mauvaises surprises après la sieste.
Avant l'orage Le vent de ce matin est maintenant tombé. A sa place, un gros nuage d'orage se forme sur la Baie Eternité qui nous fait face. Quelques grondements de tonnerre viennent troubler le calme des lieux. Nous repartons dès que les bateaux flottent vers l'Anse du Portage en surveillant le ciel. Les falaises du Cap Eternité dominent la rive opposé. Elles rappellent à Patrick et Anouk quelques bons souvenirs de navigation. Nous longeons également sur notre rive quelques belles falaises. Au pied de l'une d'elle, un phoque fait la sieste. Nous passons sans le déranger en remontant le courant.
Après l'orage Le ciel se couvre de plus en plus. L'orage arrive bientôt sur nous tandis que nous traversons une grande baie en face de l'anse Aimable. Nous décidons de tirer vers le bord pour nous abriter un peu. Un vrai déluge commence peu après. Les gouttes semblent transpercer la surface de l'eau qui se met à fumer littéralement. Ayant du rechange dans des sacs étanches, nous n'avons pas trop à nous en faire. Pourtant, au bout d'une demi heure de ce régime, nous commençons à en avoir marre et pagayons sans perdre de temps pour essayer d'échapper à ces trombes d'eau.
Le bois est mouillé La pluie se calme en face de l'anse Saint Jean. Il reste deux kilomètres avant la plage. Une fois débarqué, tout le matériel trempé est mis à sécher. Le temps est malheureusement encore humide et l'évaporation reste très limitée. Le feu aura même du mal a démarrer faute de bois sec. Je prends la suite de Patrick qui abandonne ses tentatives de feu pour aller pécher avec Magali. Il accroche encore une fois une cuillère...
Nous installons les tentes sur de beaux emplacements avec vue dégagée sur le fjord. Quelques écureuils manifestent leur présence. La lumière du soir descend sur l'Anse Saint Jean.
Nous dînons assailli par les mouches et ne tardons pas à aller nous coucher après les émotions de la journée. La lueur de la lune n'est aperçue que quelques instants avant l'extinction des feux.

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