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Lundi 30/08/99 - Anse aux petites îles - Tadoussac

Réveil à 7h. Le petit déjeuner et le chargement sont vite expédiés. Nous ne voulons pas renouveler le retard d'hier et la renverse est à midi. La météo a renouvelé son avis de vent fort. Heureusement, le beau temps est encore là.
Pause dans la traversée Nous quittons la plage à 8h45 en direction de l'autre rive. Les conditions ont l'air propices pour une traversée maintenant. Peu de vagues ou d'écume visibles. Le vent du Nord-Ouest n'est pas trop fort pour l'instant. Dès notre sortie de la baie, nous entrons dans le courant principal qui descend à deux ou trois noeuds vers le Saint-Laurent. Le paysage se met à défiler rapidement. Nous devons progresser en travers des vagues pour avancer vers l'autre rive. Quelques zones de vagues serrées inquiètent Anouk qui redoute cette traversée. Aucun bateau ne vient perturber notre allure et nous arrivons trente minutes après à l'abri derrière la Pointe à Passe-Pierre. On souffle un peu en découvrant un autre site de camping rustique qu'un sentier relie à Tadoussac.
On repart en longeant la rive gauche et en évitant les zones de ressac le long des rochers. Les contre-courants se manifestent en levant des vagues courtes que nous avons maintenant appris à contourner.
Après le Cap à la Boule, nous entrons dans l'Anse à la Boule car Magali manifeste le besoin d'un arrêt. En longeant les falaises, un vison apparaît soudain sur les rochers. Nous restons quelques instants pour l'observer. Il a l'air un peu paniqué de nous voir si près.
Dans l'Anse à la Boule Le fond de l'anse est occupé par un petit bateau au mouillage qui a tendu des aussières de tout cotés pour se prémunir des rafales de vent. Magali et Vincent parviennent à débarquer sur des rochers glissants pour une courte pause. Le reste de l'équipe reste à flot.
La sortie de l'anse est un peu délicate en raison d'un contre-courant qui agite toute la partie est. Nous devons revenir vers le milieu du fjord avant de reprendre notre marche vers l'est. Après avoir retrouvé le tapis roulant du fleuve, l'avance reprend rapidement vers la mer. Nous doublons quelques pointes puis croisons l'axe du traversier de Tadoussac. L'arrivée n'est plus loin désormais. La Pointe de l'Ilet bouillonne légèrement. Il faut faire un petit détour pour retrouver les eaux calmes de la baie de Tadoussac que nous traversons en direction de la Pointe Rouge. A 11h, nous sommes posés sur la plage, un peu surpris d'être déjà arrivés.
Une baleine Une baleine Nous remontons les bateaux puis commençons un pique-nique sur des troncs d'arbre. Après le pastis, Magali se met à clamer qu'elle a vu une baleine. L'endroit est en effet réputé pour la présence de cétacés à cette période de l'année. Nous doutons dans un premier temps de son observation puis remarquons bientôt d'autres apparitions furtives de dos blancs et noirs à quelques dizaines de mètres du bord. L'identification n'est pas certaine. Les bélougas n'ont pas de nageoires dorsales comme celles que nous voyons. Il semblerait que nous ayons affaire à des petits rorquals sous réserve de confirmation.
Pique-nique sur la plage Comme la marée monte, les apparitions de baleines s'estompent. Le soleil incite à la sieste. Nous partons explorer les rochers de la Pointe Rouge parcourus de filons colorés. Vincent tombe nez à nez avec une belle couleuvre orange et grise qui se défile lentement à l'abri des buissons. Une fois sur la pointe, nous dominons le confluent du Saguenay et du Saint-Laurent. Au loin, nous devinons des zones de remous dans le chenal ainsi que des cargos mais aucun cétacé. Les bateaux et zodiacs pour touristes en attente de voir des baleines font un trafic ininterrompu.

Le Saint-Laurent Je repars en kayak avec Vincent pour un dernier petit tour. Nous contournons la Pointe Rouge et avançons sur les batures de la Pointe aux Vaches. Quelques canards et goélands nous guettent. La rive nord du Saint-Laurent nous invite à continuer mais nous rentrons à la plage.
Apparemment, la sieste n'est pas encore terminée pour tout le monde. Le temps d'embarquer les retardataires, Patrick se fait piquer par une guêpe. Nous ne savons pas comment il va réagir et lui conseillons de ne pas trop se fatiguer. Anouk doit maintenant assurer seule la propulsion du biplace pour traverser la baie...
A l'issue de ce court trajet, nous passons Vincent et moi faire un tour dans le port où stationnent 2 bateaux imposants des gardes-côtes avant de rejoindre la plage au pied de la cale en béton pour le dernier débarquement.
Les bateaux sont vidés complètement puis remontés. Nous trions le matériel et retrouvons certains articles ayant séjourné dans les pointes des kayaks. Le temps d'un café et le loueur est là avec sa remorque. Une difficile marche arrière l'amène à proximité des bateaux que nous chargeons immédiatement. Puis vient l'inventaire du matériel et le chargement de nos effets personnels dans la camionnette. Nous quittons les lieux à 16h30 pour rentrer au Cap Jaseux. Route sans histoire malgré une Buick roulant un peu trop lentement au goût du chauffeur.
De retour au camping, Patrick passe au pavillon d'accueil pour payer les nuitées tandis que nous allons directement à la plage pour décharger. Une fois les tentes montées, douche pour tous sauf Vincent qui préfère un dernier bain glacial dans le fleuve. Notre chauffeur de navette est allé directement à bord de son voilier au mouillage devant la plage. Il part dans la foulée en compagnie d'un autre voilier pour passer la soirée dans quelque baie tranquille.
Nous nous retrouvons à 19h30 pour partir à Chicoutimi à la recherche d'un restaurant. Les critères étant exigeants, nous finissons par arriver au centre-ville dans le bar Titanic, restaurant ayant pour thème le film du même nom. Repas de poisson ou viande suivant les goûts puis retour au camping et dernière discussion autour du feu.

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