...El Journal...
- Patagonia 2001 -

Numéro 18
29 Janvier 2001
Hier - Demain

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Actualités

Tout le monde sur le pont

L'Angostura White

Sur les canaux chiliens

Baleine à babord

Encore un goulet

Parlez espagnol

Le mot du jour

Météo

La Carte

Tout le monde sur le pont

En route sur les canaux Puerto Natales, 5h - Un petit tour sur le pont permet de constater que le bateau est toujours à quai. Le chargement est apparemment terminé. Les préparatifs du départ avancent: largage des amarres, remontage du mouillage. Nous n'avons pas entendu beaucoup de bruit pendant la nuit.
On démarre doucement vers 6h comme le jour se lève. Nous partons au sud-ouest en direction de l'Angostura White, premier goulet de ce parcours de 1500 km. Puerto Natales s'éloigne doucement. Un petit déjeuner nous est servi suivi d'une réunion d'information générale sur le programme et la sécurité. Pour permettre d'assurer deux services aux repas, un système de tickets coloré a été fourni mais il sera de moins en moins utilisé par la suite.
Une bonne surprise vient de la passerelle. Sitôt le bateau en route, nous avons libre accès à cet endroit stratégique où se croisent les officiers du bord. Nous pouvons à loisir examiner les affichages du radar ou du sondeur et consulter les cartes marines de l'Amirauté Chilienne.

l'Angostura White

L'Angostura White

Péninsule Roca, 8h30 - Le passage annoncé approche et tout le monde est sur le pont. Le bateau passe sans ralentir entre deux îlots en laissant une vingtaine de mètres de chaque coté. Un peu de courant est visible sur les rochers. Il ne faudrait pas rater son coup. Le sondeur indique trente mètres de profondeur. La passe est maintenant bien signalée et hydrographiée. Il n'en était pas de même il y a un siècle. Ce goulet nous donne accès à l'extrémité de la péninsule Roca qui empèche encore notre remontée au nord. Nous rejoignons un peu plus tard le Seno Union plus large et commençons à nous rapprocher de Puerto Montt.

Sur les canaux chiliens

Une des nombreuses îles La matinée se passe pratiquement sans quitter la passerelle. Nous avançons à environ dix noeuds sur un chenal de quelques kilomètres de large. Les innombrables îles recouvertes d'une dense forêt magellanique défilent lentement. La végétation occupe tous les espaces disponibles entre le pied des falaises et les glaciers que l'on devine à moins de 500 mètres d'altitude. Sur l'eau, très peu d'activité à part les rares bateaux croisés près du départ. Sous l'eau, nous guettons les moindres mouvements qui signalent un phoque en train de pêcher. Les grandes algues laminaires indiquent les haut-fonds mais les abords sont en général très accores.
Vers midi, une brève pause pour aller déjeuner et nous reprenons la veille en guettant le passage rapide des grains et des éclaircies. Il tombe ici jusqu'à sept mètres d'eau par an.

Baleine à babord

Vers 16h30, on repère un souffle inhabituel sur l'eau. Il s'agit d'une baleine qui longe l'une des îles sans doute en quête de nourriture. Aussitôt tout ce qui se compte de jumelles sur le bateau se braque vers le cétacé pour essayer d'en voir davantage. Nous suivons quelques minutes les évolutions à bonne distance et nous aurons même droit à un superbe saut hors de l'eau comme à la parade. Sympatique et inoubliable rencontre.

Encore un goulet

A la passerelle La Carte Un peu plus tard, alors que le bingo bat son plein dans la salle du bar, animé par le responsable touristique de la croisière, nous passons l'Angostura Ghia entre l'île Chatham et l'île Hanover. On rase de près les falaises couvertes de lianes et de fougères où personne ne débarque jamais. Une petite balise signale les rochers mais les annonces à la VHF pour indiquer notre passage n'ont rencontré aucun auditeur. Nous sommes probablement les seuls humains dans ce labyrinthe de canaux appelé Ultima Esperanza. Nous abordons maintenant l'Estrecho de Concepcion à la même latitude qu'El Calafate dont la remontée va occuper toute la soirée.
Le repas du soir est l'occasion de voir défiler les têtes des passagers dont certaines sont déjà familières. Dans notre cabine, l'activité journal de bord et cartes postales est à son maximum. Après le dîner, nous guettons les premiers phares allumés dans le paysage vide. La passerelle se vide et les préparatifs pour la nuit ont lieu: allumage des feux, extinction de toutes les sources lumineuses. Nous restons face à l'étrave qui avance inexorablement dans l'obscurité sous le ronronnement des moteurs.


Le mot du jour

la angostura: le goulet

Météo

Canal Union: 12 à 15°, vent et soleil entre les grains


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