...El Journal...
- Patagonia 2001 -

Numéro 28
8 Février 2001
Hier - Demain

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Actualités

Saint Bernard

Un chouette pique-nique

Piles d'assiettes

On a perdu Mila

Georges est là

Parlez espagnol

Le mot du jour

Météo

Saint Bernard

Face au Cerro Lopez Bariloche, 9h - Toujours pas de Georges ce matin. Pendant la nuit, le chien du voisin d'hier soir a fait une descente dans nos provisions et s'est enfilé un saucisson complet. Malgré cela il fait un temps superbe et nous allons essayer d'en profiter pour monter au Cerro Lopez en passant par le refuge du même nom. Les sacs sont vite prêts avec le pique-nique. Je laisse un mot sur la porte. Nous démarrons sur la route en longeant la lagune El Trébol puis le lac Perito Moreno Oeste jusqu'au "Punto Panoramico" qui domine les lacs et la presqu'île Lao-Lao. Des marchands de souvenirs ont étalé leur pacotille au bord de la route. Il y a même un malheureux chien Saint-Bernard qui doit se demander ce qu'il fait là. Malgré tout cela, la vue d'ici est toujours aussi belle.
Encore trente minutes à marcher à plat et nous sommes au départ du sentier qui s'enfonce sous les arbres. Le refuge nous nargue du haut de ses 800m d'altitude.

Un chouette pique-nique

Le pique-nique Heureusement, la plus grande partie de la montée se fait à l'ombre et nous prenons notre temps pour ne pas trop nous essouffler dans ce chemin raide qui est presque un raccourci. Des marques de peinture essaient de nous guider dans les tracés incertains qui serpentent dans la végétation. Nous rejoignons plus haut la piste qui fait de nombreux lacets. Des voix nous parviennent d'une paroi rocheuse au sud. On distingue du monde à différents endroits. Enfin, à force de tourner autour, nous parvenons au refuge. Youx s'est déjà installé sur un beau rocher au soleil et détaille le paysage aux jumelles. Il s'apprête à attaquer le déjeuner.
Peut-être en souvenir proche du manque de vivres à Puyehue, nous avons monté un bon repas: tomates, jambon, chips, fromage, nectarines. Ne manque sans doute que la bouteille de rouge. Après ces agapes, chacun repart à son rythme par un sentier plus raide vers les hauteurs pour essayer d'atteindre la crête du Cerro Lopez.

Piles d'assiettes

Sur l'arête du Cerro Lopez La trace zigzague dans les ressauts et finit par atteindre son terminus deux cents mètres plus haut dans une dépression qui abrite un petit lac couvert de neige. Nous le traversons et avisons en face un beau névé bordé par une crête rocheuse régulière. C'est le chemin de montée. La crête aboutit à un replat sous un petit col où la pente se redresse. Mila a rejoint le lac derrière nous mais ne nous voit plus et reste sur place. Encore quelques minutes pour rejoindre l'arête balayée par un petit vent frais et nous découvrons en face de nous le Tronador. L'endroit est un peu singulier avec des amoncellements de plaques rocheuses qui font penser à des piles d'assiettes. Derrière nous le lac Nahuel Huapi par dessus les contreforts découpés de l'arête. Plus à l'est le groupe du Cerro Cathedral. Les photographes s'en donnent à coeur joie dans toutes les directions. Le sommet est occupé par une sorte de trépied qui doit avoir des fonctions géodésiques. Nous discutons un peu avec deux randonneurs dont l'un doit venir faire prochainement les sentiers de Compostelle en France.

Il est temps de rebrousser chemin si nous voulons attraper le bus qui nous évitera de parcourir à nouveau à pied la route de ce matin. Après avoir retrouvé le névé, notre trio se lance dans une descente en ramasse du meilleur style qui le ramène au niveau du lac. Mila est déjà redescendue. Dans les ressauts qui dominent le refuge, une troupe d'adolescents progresse dans tous les sens en emportant des sacs qui serviront sans doute à faire des glissades sur les névés autour du lac.

Le Lago Nahuel Huapi

On a perdu Mila

Petite pause au refuge. Mila est déçue de ne pas avoir atteint le sommet mais nous avait demandé de ne pas l'attendre. Il y a encore quelques cordées dans les parois et de la musique plein tube sort du refuge. Nous reprenons la descente. Pour varier l'itinéraire et observer l'état du chemin, je pars sur la trace de jeep qui fait des lacets en pleine pente. Des troncs d'arbre ont été placés en renfort par endroits pour élargir le passage. Les virages doivent se négocier en plusieurs manoeuvres.
Comme j'attends les autres un peu plus bas, je vois arriver Maryline et Youx qui ne savent pas où est Mila. Après quelques minutes à observer les lacets du chemin, nous partons à sa recherche en empruntant les différents sentiers qui descendent. Je décide de suivre partiellement la piste de 4x4 en coupant les virages puis rejoint les autres à mi-pente sans avoir rien vu. Nous demandons à une voiture qui descend de prévenir Mila si elle est plus bas.
Nous arrivons finalement au pied de la descente. Youx reste à guetter sur place tandis que je pars avec Maryline pour prendre le bus et voir si par hasard Mila est à l'arrêt de bus. Après deux kilomètres au pas de course, nous arrivons à la Colonia Suiza où nous retrouvons Mila qui s'apprête à monter dans le bus. Nous montons avec elle et écoutons sa version de l'histoire. Elle s'est engagée dans un sentier différent sous le refuge et a préféré continuer à descendre pour nous retrouver à l'arrêt de bus. Nous faisons signe à Youx qui nous rejoint bientôt dans le bus. Plus de peur que de mal.

Georges est là

De retour à la maison, le 4x4 est garé devant la porte. C'est bon signe. A l'intérieur, personne ne répond. Georges est en fait sous la douche et nous laisse bientôt profiter de la salle de bain, ce qui est très appréciable après quelques jours sans douche. Il nous explique qu'il était hier au Chili et que nous avons bien fait de nous installer pendant son absence.
Nous dînons en partageant nos provisions et en racontant notre voyage.


Le mot du jour

el plato: l'assiette

Météo

Bariloche: 15 à 20°, vent léger et grand soleil


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