...El Journal...
- Patagonia 2001 -

Numéro 24
4 Février 2001
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Actualités

Au revoir Chiloé

En bus vers Osorno

Il est plein le bus

Y'a rien à Anticura

Le rio Golgol

Parlez espagnol

Le mot du jour

Météo

En quittant Chiloé

Au revoir Chiloé

La Carte Eglise de Chacao Ancud, 8h30 - Petit déjeuner après des douches chaudes ou froides. Nous repartons ce matin vers Chacao pour retrouver le continent. Brouillards matinaux sur le paysage et petit tour sur la place de l'église avant de prendre le bac en compagnie d'un bus dont les occupants jettent des emballages à la mer. A nouveau quelques cétacés ou phoques aperçus de loin. Nous sommes un peu à la bourre et roulons aussi rapidement que possible vers Puerto Montt pour aller rendre la voiture. Détour par le terminal de bus pour y déposer Maryline et Youx. A la location, aucun problème. On se fait même reconduire au terminal où il y a toujours autant de monde. Ne sachant pas combien de temps, nous serions partis, Maryline a pris des billets pour le bus de 12h30. Il reste un peu de temps pour quelques courses alimentaires.

En bus vers Osorno

Le volcan Osorno et le lac Llanquihue Puerto Montt, 13h - Le bus pullman a quitté la ville à l'heure et roule maintenant sur la nationale 5 vers le nord. Paysages de culture sur fond de montagnes. Les places numérotées et la tenue du chauffeur laissent entrevoir une organisation et un mode de vie autour du transport en bus. Le voyage serait idéal sans la présence d'un liquide poisseux dans le casier à bagages qui a complètement imbibé mon sac. Serais-je aujourd'hui en panne de chic ?
Sur la route, c'est toujours l'imprévu. Les véhicules déboitent, freinent ou traversent au dernier moment et le bus ne saurait ralentir sous peine d'humiliation publique. Heureusement, une alarme sonore signale les dépassements de vitesse aux passagers.
Un petit passage à Puerto Vargas nous permet d'admirer le beau lac Llanquihue avec en arrière plan le volcan Osorno. La photo prise du bus sans s'arrêter me permet de constater que le chic est revenu...

Il est plein le bus

Osorno, 14h30 - Nous débarquons en plein soleil dans la gare routière. Il fait très chaud et le séjour ici ne nous tente guère. Ayant préparé notre passage, nous savons qu'il faut trouver ici un moyen de rejoindre Anticura, l'entrée du parc Puyehue près de la frontière et également de négocier notre passage en Argentine mercredi. Les bus internationaux coutent cher et nous obligent à payer deux fois le trajet jusqu'au parc. Pour compliquer le tout, les bus locaux partent d'un autre terminal. L'équipe se sépare. Je pars avec Mila trouver le bus pour Anticura. Maryline et Youx cherchent la meilleure affaire pour Bariloche.
Le volcan Puyehue Après une visite au pas de course, nous dénichons un minibus qui part dans 35 minutes pour la station thermale Aguas Callientes et qui accepte de nous emmener à Anticura. Ouf. Retour au terminal principal. Pendant ce temps, Maryline et Youx ont entrepris la réservation du bus pour Bariloche. Nous négocions un arrêt du bus mercredi à 14h dans la montée du col vers la frontière en espérant qu'il n'y aura pas de malentendu.
Transfert général à l'autre terminal et embarquement immédiat dans un véhicule surchauffé. Nous trouvons des places à l'arrière tandis que le bus continue à absorber des passagers qui finissent par remplir l'allée centrale. Le départ du bus nous procure enfin un peu d'air.

Y'a rien à Anticura

Au camping La Carte Le voyage vers l'Est dure environ une heure pendant laquelle le nombre des passagers s'accroit encore. C'est maintenant un entassement. On est loin du pullman de tout à l'heure. Le chauffeur n'en est pas moins pressé pour autant. Tout ce petit monde va visiblement à la plage vu les tenues légères... Enfin, un premier arrêt à Entre Lagos vide partiellement le bus avant le terminus aux thermes où tout le monde descend sauf nous. Nous repartons dans l'autre sens pour parcourir les douze kilomètres jusqu'à Anticura toujours à bonne allure.
Nous débarquons à l'entrée du parc. Le volcan Puyehue domine la vallée du rio Golgol. Le camping se cache dans les arbres en bordure de la route qui mène en Argentine. Aucun point de ravitaillement contrairement à ce que pensaient les filles. Nous trouvons un emplacement libre et entreprenons rapidement une lessive générale pour utiliser le soleil que nous avons patiemment supporté toute la journée sans pouvoir en profiter.

Le rio Golgol

Le rio Golgol Anticura, 18h - Nous partons en balade le long du rio en empruntant un itinéraire fléché. Les arbres ici sont magnifiques et l'ensemble fait penser à une jungle. L'appellation anglaise "rainforest" est assez parlante. On trouve des eucalyptus respectables, des fougères géantes. Par moment, le tambourinage du carpintero nous parvient. Dans le rio, doivent s'ébattre des truites nombreuses et convoitées comme en témoignent les emplacements pour pêcher à la mouche. Le seul inconvénient du lieu est la présence d'insectes apparentés à nos taons qui guettent la moindre parcelle de peau exposée pour se nourrir voracement.

Nous finissons le circuit sur la route nationale après avoir admiré une belle chute d'eau. La circulation des camions et bus rend la marche un peu dangereuse. Nous admirons d'autant plus la performance des quelques touristes à vélo...

Derrière les maisons des gardes, une autre promenade nous invite à la découverte. Le sentier franchit un torrent par un superbe pont suspendu qui fait hésiter Youx quelques instants, puis grimpe en lacets serrés sur le flanc sud de la vallée jusqu'au "belvédère du jaguar", deux cent mètres plus haut. Au sommet, pas de jaguar mais un beau point de vue sur le volcan Puyehue au couchant. Le contraste entre les pentes supérieures nues et la forêt qui domine à basse altitude est très marqué. On cherche en vain l'itinéraire que nous emprunterons demain sur l'autre versant et le refuge sous le sommet.

Nous redescendons au camping à la nuit tombante avant que l'obscurité ne nous gêne. Nous devons commencer à préparer les sacs pour demain. Dans la confusion des enchainements de transports, nous n'avons pas fait de vrai bilan des stocks et les vivres restantes pour les 3 jours à venir sont assez limitées. Nous essaierons demain de trouver un complément. Je tente en vain d'allumer un feu. L'humidité des jours derniers a tout détrempé. Seule une bougie apporte un peu de lumière pendant la dégustation du saumon acheté ce matin au marché d'Ancud.


Le mot du jour

el tábano: le taon

Météo

Ancud : 16 à 18°, soleil
Osorno: 25 à 30°, soleil


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