- Journal à Kalymnos - Patmos -
- le Journal - la Carte - le Bateau - l'Equipage -

Calymnos

A Pothia Des vestiges néolithiques trouvés à Vothyni attestent que Calymnos fut habitée dès la préhistoire. Après le déclin de la Crête minoenne, des Doriens venus d'Argos prirent possession de l'île dont ils donnèrent à la Capitale le nom de leur ville d'origine. Homère mentionne la présence devant Troie de navires provenant de Calymnos et des fouilles archéologiques effectuées dans les tombes mycéniennes de l'île ont mis au jour le célèbre trésor de Skomi, qui se trouve aujourd'hui au British Museum.
Au début du Ve siècle av. J-C., Calymnos fut conquise par la reine d'Halicarnasse, une alliée des Perses et, après la défaite perse, elle adhéra à la Confédération maritime athénienne. Au XIe siècle, les Turcs envahirent l'île dont ils massacrèrent la presque totalité de la population. Les rares survivants se réfugièrent dans les forteresses de Kastelli et de Kastro; cette dernière devint par la suite la capitale de l'île. Plus tard, Calymnos passa aux mains de la famille vénitienne des Vinioli, qui la vendit peu après à l'ordre de Saint-Jean. En 1522, les chevaliers de Saint-Jean quittèrent l'île pour aller défendre Rbodes; ils furent immédiatement remplacés par les Turcs. En 1821, Calymnos tenta en vain de se soulever contre la force d'occupation turque.
A Pothia A Pothia Calymnos est aujourd'hui le principal centre de la pêche aux éponges, pour laquelle elle est la seule île de Grèce à entretenir encore une flotte spécialisée. Jadis, les bateaux restaient sept mois en mer, surtout au large des côtes nord-africaines. Actuellement, les expéditions ne durent plus que quatre mois et se déroulent de préférence dans les eaux grecques et italiennes. Après Paques, lorsque la flotte va lever l'ancre, Calymnos célèbre la "semaine des éponges" (Ipogros) qui donne lieu à des danses, des banquets et diverses festivités. La dernière nuit de la semaine, la nuit des amoureux (to hypno tis agapis), s'achève au son des cloches qui appellent les plongeurs aux bateaux.
La pêche aux éponges est tout un art. Jadis, les plongeurs se lestaient avec de grosses pierres pour gagner le fond ou ils enfourchaient les éponges sur un trident avant de se faire remonter à la surface au moyen d'une corde. Aujourd'hui, ils utilisent des bouteilles qui leur permettent de descendre à 90 m et détachent les éponges avec une hachette. Les éponges fraîchement pêchées sont malodorantes et d'une couleur noiratre. Aussi doivent-elles être lavées à grande eau et essorées plusieurs fois avant de trouver la couleur jaune qu'on leur connaît A Pothia, le chef-lieu de Calymnos, les plongeurs acquièrent leur formation en suivant un cours de trois mois.
Vue générale A Pothia Avec ses 10000 habitants, Pothia (ou Calymnos), le port et le chef-lieu de l'île, est la deuxième ville du Dodécanèse. Cette agglomération étendue et plutôt endormie n'est pas particulièrement belle. Elle vit au rythme de la pêche: le long du quai, des poulpes pendent, accrochés à des cordes, et les magasins vendent des éponges de toutes formes et de toutes grosseurs. La nuit, les lampes des pêcheurs scintillent sur la surface de la mer. La ville possède un yacht-club doté de toutes les installations nécessaires au ravitaillement et d'emplacements destinés à l'hivernage des bateaux. A proximité du port se trouvent une plage pourvue de douches et un établissement thermal - Thermapighiès - dont les eaux radioactives sont bénéfiques pour les rhumatismes, l'arthrite et les troubles digestifs et rénaux. Au sommet de la ville se dresse une grande croix de béton, illuminée la nuit. Le faubourg de Myli est dominé par le chateau fort de Péra Kastro (ou Chryssocheria, «la Main d'or »), édifié par la famille génoise des Vinioli. Un fabuleux trésor y aurait été trouvé jadis, aussi le site est-il continuellement passé au peigne fin dans l'espoir de nouvelles découvertes. Prés du village, sur la hauteur, subsistent les ruines des églises byzantines du Christ de Jérusalem et d'Haghias Anastasias.
A Pothia De Pothia, une excursion de deux heures environ en caïque permet de visiter la grotte de Képhalos (appelée aussi Daskaleion), qui comporte des stalactites et l'îlot de Néra avec son couvent. Vothyni, au sud-ouest de Pothia, mérite également une visite pour les vestiges de son habitat néolithique et son couvent Sainte-Catherine dont les nonnes confectionnent des tapis et d'autres ouvrages manuels. Au-dessus du village de Chorion, à 2 km de Pothia, on visitera le site médiéval de Kastro. Ce village fortifié, encore très bien conservé, servit de capitale à Calymnos du XIe au XVIIe siècle. Chorion même est un joli village éclatant de blancheur, dominé par trois moulins à vent.
A Pothia Une route conduit de Chorion à Argos, dont le nom rappelle la ville d'origine de ses immigrants doriens. Malgré la présence sur place de quelques ruines, on suppose que l'établissement dorien ne se trouvait pas exactement sur le site du village actuel. 5 km environ au nord-ouest de Chorion, la plage de Massouri, étroite mais sablonneuse, précède une série de trois plages qui s'étendent en direction du sud: Myrtês, Platy Yalo et Linachia. De Myrtés, on peut rejoindre en une quinzaine de minutes l'îlot de Télendos, qui fut séparé de Calymnos au VIe siècle ap.J.-C. par un tremblement de terre. Principalement habitée par des pécheurs, la petite île comporte, près du chenal, un couvent médiéval, Haghios Constantinos et une forteresse, Kastro; à l'intérieur des terres se trouve un deuxième couvent, Haghios Vassileios. On remarquera encore les ruines de quelques maisons romaines ainsi qu'un rocher, situé au point le plus haut de l'île, dans lequel on peut reconnaître, avec un peu d'imagination, une jeune fille endormie, d'oû son nom: «La princesse de marbre «. Télendos possède deux petites plages.
Dans la région très découpée et sauvage situé au nord de Massouri, se dresse la forteresse de Kastelli, qui servit de refuge aux survivants du massacre perpétré par les Turcs. Le village d'Arghinonda, tout proche, a donné son nom à toute la partie nord de l'île, une région peu hospitalière mais propice à de longues promenades solitaires. Les transports publics étant inexistants dans cette région, les touristes réfractaires à la marche se rabattront sur des taxis. Le site splendide du village d'Emporio, à l'extrême nord de l'île, recèle les vestiges (à vrai dire assez maigres) d'une tombe mycénienne à coupole.

Le village de Vathy, situé au nord-est de Pothia, au bord d'un golfe profond ressemblant à un fjord, est la seconde agglomération de l'île. Il possède plusieurs tavernes et cafés. Il tire sa principale source de revenus des vergers de mandariniers et de citronniers environnants, qui forment autour de ses maisons blanches un écrin pittoresque.

- Journal à Kalymnos - Patmos -
- le Journal - la Carte - le Bateau - l'Equipage -