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Lundi 12 juillet 1999: Vestmanna - Eiði

L'église de Saksun Lever 10h. Le temps s'est un peu dégagé. Remballage et départ vers le nord en longeant une cascade. Montée parmi les cairns et moutons. Pluviers et huîtriers également. Sur la crête, le chemin Saksunarvegurin longe un grand lac. Le col vers Saksun, notre but, est au bout de la vallée. Endroits très rocheux et petits marécages aux allures de tourbières vosgiennes. Montée en douceur vers le col Oksagilshalsur (451m). Le versant nord est creusé par l'érosion qui forment de nombreuses rigoles. Certaines servent d'abreuvoirs à moutons. Nous cherchons à nous abriter du vent d'ouest qui a fait son apparition au col. Plus bas, une rupture de pente nous donne l'endroit idéal en vue de Saksunardalur.

Petrel sur son nid Maison à Saksun Peu de traffic sur la route que nous rejoignons. Quelques campings-cars, un bus de touristes, des voitures françaises. La vallée d'origine glaciaire est superbe agrémentée de quelques cascades mais le chemin est long jusqu'à Saksun. Une concentration d'oiseaux attire notre regard en amont du village. Des nuées de pétrels tournoient près de leurs nids.

En arrivant au village, nous cherchons l'arrêt de bus sous une légère pluie. Il est introuvable. L'intérieur de l'église en bois clair contraste avec son toit de gazon. Une visite chez des autochtones nous permet d'obtenir de l'eau. On nous conseille la visite du musée voisin mais on n'a jamais vu de bus à Saksun. Allons bon. Le retour sur la route va être long si nous ne trouvons pas un moyen de sortir de ce trou.

Les bus à Oyrarbakki Le musée est aménagé dans une ferme traditionnelle. Il montre l'habitat typique de l'archipel au début du siècle. Ferme toute en longueur bâties en pierre avec toit recouvert de gazon, portes assez basses et pièces éclairées par des ouvertures dans le toit. Ressources maigres tirées du sol, de la mer ou des animaux.

Après la visite, un petit café sur le réchaud puis descente vers la mer qui forme une sorte de grand lac en contrebas du village. Un peu de pêche au lancer en attendant le bus. Exploration rapide du défilé qui conduit vers la mer. Belle éclaircies et lumières changeantes.

Vue depuis Eiðiskollur Montée à Eiðiskollur Nous remontons avant 18h pour éclaircir le mystère du bus. Une danoise attend aussi. En fin de compte, une voiture se présente. La conductrice fait la navette avec sa voiture vers Oyrarbakki pour le compte de la compagnie de cars. Elle nous débarque à la station Shell.

La station service est ici la plaque tournante des transports en bus. On peut y faire ses courses, y boire un café, y acheter les journaux. Nous complétons nos réserves et écrivons des cartes postales en attendant la correspondance.

Le bus suivant nous emmène à Eiði à une dizaine de kilomètres où nous avons repéré un camping. Le soleil fait une belle apparition à tel point que nous brusquons notre installation de tente pour partir rapidement vers Eiðiskollur, le sommet qui domine le village à 350m.

Vaches sur Eiðiskollur Falaises au soleil couchant

Au dessus de Risin et Kellingin Le col de demain La mer et les montagnes proches sont visibles pour la première fois dans ces conditions. La montée parmi les courlis débouche sur des falaises à pics encombrées de pétrels et de macareux qui volent en tout sens.

Tout en bas, les deux rochers de Risin et Kellingin nous semblent minuscules. Ils font pourtant près de 80 m de haut. Le soleil se couche doucement tandis que nous rentrons au village. Une douche, un dîner rapide et au lit. Les plans pour le lendemain vont bon train.

Effets de lumière sur les falaises Le fjord d'Eiði
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